Eglise de Montfarville

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L'église de Montfarville

Montfarville est une charmante localité de 900 âmes, située à la pointe Nord-Est du Cotentin, au coeur même du plantureux Val de Saire.

Elle s’enorgueillit d'une église particulièrement curieuse et combien appréciée des touristes, qui date dans son état actuel de 1763 - en témoigne l'inscription gravée au dessus du portail: « 1763 Messire C. Caillet, curé de ce lieu a fait bâtir cette église à ses frais. Priez pour lui. » - et bâtie sur l'emplacement d'un édifice gothique sont on conserve seulement la chapelle dite des cloches et le vénérable et puissant clocher à bâtière (XIIIème siecle) qui la surmonte.

Elle fut bénie le 12 février 1764. En 1765, fut installée la perche du crucifix portant un Christ du XVIIème siècle. En 1784, le curé de l'époque fit exécuter par un sculpteur originaire de Morsalines nommé Guillaume, des stalles dont il ne reste que deux exemplaires visibles à l'entrée et de chaque coté du choeir, ainsi que le couvercle des fonts baptismaux. En 1829, fut installé la table de communion de style Louis XV.

Elle est tout entière construite de ce beau granit blanc du pays, qui lui confère un cachet de noblesse et de majesté incomparable. Les murs de l'édifice mesurent à la base 1,10m, la voûte en pierre a 50cm d'épaisseur. Le plafond de la chapelle de la Sainte Vierge qui a été décapée, montre la disposition de ces pierres.

Elle contient en outre d'exceptionnelles richesses artistiques, à commencer par ce joyeu précieux qu'est sa touchante Vierge à l'Enfant, en pierre polychromée du XIIème siècle, très vénérée sous le nom de Notre Dame de Consolation - Une tradition nous rapporte qu'en 1973, la statue aurait été enterrée non loin du village à Keiry ou à Landemer afin d'être soustraite à la fureur des révolutionnaires ; elle fut replacée dans l'église après la tourmente. Méritent encore mention: la délicieuse Sainte-Anne du XVIème siècle, également en pierre polychromée, et cette autre, en pierre blanche du XVème siècle, d'une Sainte anonyme ; puis les quatre grandes statues en bois de Saint-Paul, Saint-Charles, Saint-Maur et Saint-Jean-Baptiste Adolescent.

Le Maître-Autel, en bois peint aux sculptures somptueusement enluminées d'or, est du plus pur style Louis XV, ainsi que la Grille du Sanctuaire, et la splendide Perche de même époque - véritable chef-d'oeuvre d'élégance nonobstant les 10 mètres de portée - avec son admirable Christ du XVIIème siècle. La Chaire aussi, constitue une pièce remarquable de ce bel ensemble d'une exceptionnelle unité de style.

La voûte et le choeur de l'église furent décorés à l'initiative de l'Abbé Goutière - curé installé le 1er Octobre 1871, décédé le 10 Avril 1881 è à la suite d'un voyage à Rome, ayant sans doute visité la chapelle Sixtine, ce prêtre eut cette idée originale et combien heureuse. Il eut recours pour ce travail au peintre révillais Guillaume Fouace. Le 5 janvier 1879, il eut l'accord de La Fabrique (institution qui gérait les biens de la paroisse), mais à lui de trouver les fonds. De généreux donateurs, Messieurs François Debrix et Bernard Lebaron payèrent de leurs deniers 90.000 Francs Or.

En 2 ans, Fouace peignit les 18 toiles représentant des scènes de la vie du Christ, s'inspirant de la cène de Léonard de Vinci, ou de l'adoration des bergers de Murillo. Saint Pierre de Rome fut imposé par l'Abbé Goutière. Le tableau des mages est de l'avis de beaucoup de visiteurs le meilleur, mais dans chaque autre, un observateur averti y trouvera matière à réflexioni quant à l'art de Fouace.

En entrant dans l'église par le fond, vous admirerez successivement:

  • Du coté de l'orgue: la présentation de Marie au Temple, l'Annonciation, la Visitation, la Nativité, la Fuite en Egypte, le Recouvrement au Temple, la Dormition de Notre Dame.
  • Du coté de la chaire: le Baptême de Note Seigneur, Jésus et la Samaritaine, la Guérison de l'Aveugle-Né, la Guérison du Paralytique, la Seconde Pêche Miraculeuse, la Confession de Saint-Pierre, l'Entrée Triomphale à Jérusalem.
  • Au sommet de la voûte: la Marche à l'Etoile, chef d'oeuvre incontesté de la collection, Saint-Joseph Patron de l'Eglise Universelle, le Sermon sur la Montagne, l'Ascention, enfin, dominant le Maître-Autel, une vigoureuse reproduction de l'admirable Cène de Léonard de Vinci.

A noter, plusieurs portraits de gens du pays qui ont servi de modèles. Dans la guérison du paralytique: le curé au crâne légèrement dénudé, le maire aux cheveux balncs, le président des Marguilliers - à coté de celui-ci, dans la vierge de la fuite en égypte: la fille aînée d'une famille de la paroisse - dans la samaritaine: la femme du peintre dont le nom est écrit sur la ceinture - dans l'apôtre Saint Jacques de la pêche miraculeuse: le peintre lui-même et dans l'ange de l'Annonciation: sa fille Béatrice.

Le visiteur remarquera également les vitraux représentants les évangelistes.

Restauration

Les tableaux de l'église de Montfarville sont classés monuments historiques. Ils font l'objet d'une rénovation entreprise par un spécialiste sous la responsabilité des Beaux Arts. Ce travail est financé de la façon suivante: 50% par l'Etat, 25% par le Département de la Manche, 25% par la Commune.

Cette rénovation représente un travail important car ces toiles ont subi l'outrage du temps, et également deux rénovations ; Aujourd'hui, il faut retrouver la patte et les couleurs de Fouace.

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