François Le Clerc

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François Le Clerc, aussi François Leclerc, dit Jambe de Bois mais on le surnomme aussi La terreur des Antilles à cause des méfaits dont il est l’auteur de l’autre côté de l’Atlantique, originaire de Réville, selon la plupart, ou de Gréville-Hague, selon quelques autres, mort en 1563, est un corsaire de la Manche.

Biographie

Basé à Cherbourg, il organise à partir de là des expéditions lointaines, au Brésil, au Pérou. Au passage, il aime attaquer les navires ennemis qu'il rencontre, avec une affection particulière pour ceux battant pavillon espagnol.

Sa devise est : « Toujours les premiers à l'abordage ».

Il prend Sercq en 1549.

En 1553, il est à la tête d'une division royale de bateaux de haute mer, six galions, huit caravelles et quatre pataches, armés par 800 marins. Il commande personnellement le Claude. Les Espagnols, qui l'ont surnommé Pié de Palo, s'affolent dès qu'ils aperçoivent sa marque. Et ils ont raison car ce marin, en plus d'être courageux, est un remarquable stratège. Lors de cette expédition, il met à mal la flottille de l'amiral Alonso de Maldonando et pille San German à Porto Rico, les îles Mona et Saona, ainsi que Yaguana, futur Port-au-Prince (Haïti), puis La Palma aux Canaries.

En 1554, il appareille de nouveau de Cherbourg pour les Caraïbes. Cette fois, il va à Cuba, saccage et rançonne Santiago de Cuba, et patrouille autour de l'archipel des Açores.

François Le Clerc se range du côté de la réforme. Il rejoint Le Havre et se range du côté des Anglais. En 1562, il part de nouveau pour les mers lointaines, à la tête de douze vaisseau. C'est au retour d'une de ses expéditions qu'il meurt en 1563, sur son bateau.

Le roi Henri II l'annoblit en 1551 et rend hommage à sa hardiesse. « Il a exposé sa personne en infinis dangers et peines, et avecques telle hardiesse et vaillance qu'il en est digne de louange et singulière recommandation, avec ce que, ez combats et conflicts esquels, pour nostre service il s'est toujours des premiers rencontré et offert à l'encontre de nos ennemys, il a esté grandement mutilé de ses membres, y ayant perdu une jambe et un de ses bras grandement endommagé, ne laissant pour cela son dit service, et exploite sa personne et telle et aussi grande volonté, hardiesse et vaillance qu'il a jamais fait. »

Il est un ami de Gilles de Gouberville, qui parle de lui dans son Journal.

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