Mont' la dessus (et tu verras Réville)

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I.
Au bout de la presqu'île
Se dresse fièrement
Pour parer notre ville
Un très vieux monument.
Défiant les années,
La Hougue, tour d'airain
Préside aux destinées
De nos rudes marins.
Un touriste surpris
Demanda: « qui qu' c'est ça? »
Et un gosse du pays
Lui cria: « Eh là-bas! »

Refrain
Mont' la dessus, mont' la dessus, mont' la dessus
Et tu verras Réville,
De la haut s'il fait beau,
Tu verras sûrement l'Trava crochu, mont' la dessus
Mont' la dessus, et tu verras les îles,
Et même le Cul de Loup,
Qui est juste en d'ssous,
Face à Quinéville.

II.
Mais l'autre plein de malice,
Lui dit pour le vexer:
« Saint-Vaast est un délice,
Mais ce n'eset pas parfait ;
Au milieu de la ville
Je voudrais voir s'él'ver,
Glorieux et gracile
Un splendide clocher. »
Le gosse dit: « tu rigoles
L'vent d'amont souffle à Saint-Vaast
On a beau y mett' d'la colle,
Ca fout l'clocher en bas. »

III.
En face de la Hougue,
Nos amis les Anglaisn
En 1692,
avec les Hollandais
A Monsieur de Tourville
Luttant un contre cent
Ont foutu une belle pile.
Mais nos marins d'ce temps
Avant qu'leurs bateaux s'perdent
Aux Anglais crièrent « Merde »
Créant un précédent.

Résumé

Les habitants du Val de Saire ont certainement de l'humour comme le prouve cette version locale de la célèbre chanson de Lucien Boyer.

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