Marie Ravenel

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Tant d’aube et tant d’azur passaient en ton sourire,
Avec tant de printemps si riche en floraison,
Tendre femme des champs, meunière sans façon,
Que la muse devait un matin te séduire.

Le tic-tac du moulin faisait vibrer ta lyre,
L’onde dans son flot clair balançait ta chanson
Qui courait sur les prés, la fleur et le buisson
Avec les doux accents d’une brise en délire.

Tu chantais, ô meunière, et ta timide voix,
Parmi les rameaux verts, fraîche flute des bois,
Egrenait ses frissons sur sa lyre fluette.

Tu chantais la douceur du chaume paternel
Et la beauté champêtre, ô Marie Ravenel,
Tu chantais le ciel bleu qui t’avait fait poète.

Résumé

Poésie d'Eléanor Daubrée extraite du recueil Les Fleurs de mon Pays publié en 1912.

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