Les pommiers

Vous êtes ici:   Bienvenue > Découvrir > Culture > Littérature > Les pommiers

J’aime mes clos herbeux, mes champs, mes bois, ma lande
Avec l’attachement des sentiments premiers ;
A l’amour de ton sol, ô ma terre normande,
Reste à jamais uni l’amour de mes pommiers.

Quand e printemps sourit au bord de la prairie
Où roucoulent déjà les amours des ramiers,
J’aime voir se dresser, glorieuse et fleurie,
Au-dessus du pré vert la tête des pommiers.

Puis, quand l’août, orgueilleux du blé qui nourrit l’homme,
A gonflé de soleil la grappe du sarment,
J’aime voir se courber sous le poids de la pomme
Le front large et chenu du vieux pommier normand.

En octobre, au verger rempli d’essaims d’abeilles,
J’aime voir le fermier, de l’aube jusqu’au soir,
Abattre les fruits mûrs, en remplir des corbeilles
Et les porter en tas dans l’enclot du pressoir.

J’aime mes verts coteaux, mes champs, mes bois, ma lande
Avec l’attachement des sentiments premiers ;
A l’amour de ton sol, ô ma terre normande,
Reste à jamais uni l’amour de mes pommiers.

Résumé

Poésie d'Eléanor Daubrée extraite du recueil Les Fleurs de mon Pays publié en 1912.

Auteur

Ouvrage

Lien